Et on tuera tous les affreux.

Et on tuera tous les affreux.
Voilà. Le temps s'est arrêté sur notre dernier baiser. Évaporé en souvenirs, accumulés en bloc, sournoisement, dans un creux de la tête, au fond du coeur, en photos. Stagnant entre deux cieux, avec le même air de naiveté dessiner sur les lèvres, le même bonheur peint sur les yeux. Il nous en aura fallu du courage. Et des heures à attendre, les voir s'enfuir à jamais, en faire de la poussière, des rides et des bus à l'arrêt. Oui, il nous en aura fallu.
Notre premier baiser, c'était un jour de Septembre, sous le soleil, l'orage passé. Les bras nus, enroulés autour de sa nuque, ma langue accroché à la sienne, un rythme à prendre, un enchainement. Une brise qui nous effleure, nous prenons notre envol. On quitte la terre, voguant vers le bonheur, éphémère, malicieux. Celui qu'il faut chercher à tâtons. Celui qui prend son temps. On transpire, on se rue pour attraper le moindre morceau qui immerge. Et on le râte, encore, et encore. Jusqu'à ce qu'on trouve la bonne personne. Celle qui nous fait chercher plus loin. Celle qui nous ouvre les yeux, en murmurant "Tu vois, il est là, au coin de ma bouche." Et voilà la magie qui s'empare de nos veines, de mon sang, mon coeur qui s'enchaine à ses dents.
Je l'aime, à l'infini et sous la terre. Après le temps passé et l'amour froissé dans un photo. Après la vie.

# Posté le vendredi 04 septembre 2009 13:13

Peu importe pourquoi.

Peu importe pourquoi.
Il faut souffrir pour être belle. C'est ce qu'on dit à toutes les petite filles, qui se laisse tirer les cheveux par maman, puis qui deviennent des femmes qui se laisse détruire le coeur par l'amant, l'amoureux ou l'abruti. C'est une bêtise de plus inventée aux enfants, comme le père Noël, la petite souris ou les cloches de Pacques. C'est s'imaginer que demain sera plus beau parce qu'on l'a dit, et que tous ce qu'on dit est vrai. Souffrir. Survivre. Il en faut peu aujourd'hui, pour avoir l'impression de perdre tout, de rater le bonheur. Le bonheur est toujours chez les autres. Parce qu'on est tous aveugle. Qu'on se ferme les yeux exprès car on a peur de foncer dedans. Même s'il faut tomber, et se relever, et tomber et se relever. Tomber sept fois et se relever huit. Je m'égare du sujet? Peut être bien... Finalement, on a jamais été plus belle le coeur arraché, on est jamais belle dans la douleur, celle du quotidien qui nous ronge. Oui, il ne m'aime pas, oui j'ai raté ça. Et alors? On avance. Sans se tenir le ventre, sans se tenir le c½ur. Faut faire abstraction des souvenirs qui nous brûlent. Des choses qu'on a oublié de dire sur l'instant et qui nous transperce l'esprit. Faut oublier, faut partir, décoller, s'envoler. Faut courir vite, pas que la douleur nous rattrape. Même si ça fait encore mal. On se sent libre et c'est le principal. Faut arrêter de se sentir souffrante, mais continuer d'écouter maman, qui nous disait aussi qu'on était la plus belle de la Terre. Qui nous la toujours dit. Quel paradoxe! Pourquoi souffrir alors? Si on est belle même sans... Maman avait tort. Souffrir rend affreuse, affreusement banale.

# Posté le dimanche 30 août 2009 04:15

Modifié le mardi 01 septembre 2009 03:46

Je me suis mise à écrire comme ça, un soir d'insomnie.

Je me suis mise à écrire comme ça, un soir d'insomnie.
"Je veux pas que tu partes." Elle tombe à genoux sur le trottoir, qui lui écorche la peau. Elle saigne, dedans aussi. Elle allait bien pourtant, n'a pas sentie le coup arriver. Mais elle était pas chanceuse, et le destin l'a rattrapé.

...........J'aime pas l'amour. C'était le début du Printemps, je t'attendais. Assise sur la route, frôlant le temps qui passe, j'espérais. Que tu viennes les bras chargés de fleurs, de baisers, de désir. Que tu te ramènes avec ton grand sourire. Mais ce jour là tu n'es pas venu. Sur la route, tu en avais croisé une autre. Une plus belle, une plus toi. Tu l'as attrapé par la main, à confondu tes doigts dans les siens et vous avanciez. Je ne l'ai su bien qu'après. Cruel. Tu as continué à me regarder avec tes yeux pleins de flammes que je devais éteindre d'un rire, tu as continué à te cacher derrière moi pour me regarder sans rougir. Puis, peu à peu, tu t'en es lassé. Je me retournai mais tu ne trainais pas caché sous mon ombre. Quand je t'observai, je ne voyais qu'un glaçon, sans vie, qui se perd avec le temps qui coule, lentement, subtilement. Puis tu t'es mis à me cracher ton amour au visage, à me brouiller les yeux de larmes avec vos souvenirs affichés partout, tout autour de moi. Pleins de clichés pleins de passion. Bons à gerber. J'étais toujours là, à attendre. Je suis toujours là. Avec l'espoir qu'un jour tu ai besoin d'être consolé, de rire, de rêver, dans mes yeux, la main dans mes cheveux, les lèvres enfoncés dans mon cou. Mais j'y repense et je me trouve idiote, je ramasse mon c½ur déjà à mille cieux, rempli d'espoir, de rêves délicieux. Il faut oublier maintenant, se convaincre que. Il y en a marre des rivières de larmes, d'être pressée que le temps passe pour voir si demain. D'espèrer trop. De s'accrocher trop. De tomber. Trop. De trop haut, toujours. J'aime pas l'amour...

# Posté le dimanche 16 août 2009 19:06

Modifié le vendredi 28 août 2009 13:24

Est ce qu'on aurait cru un jour toucher le bonheur d'aussi près?

Est ce qu'on aurait cru un jour toucher le bonheur d'aussi près?
J'ai besoin de toi ici. J'ai besoin de nos souvenirs. J'ai besoin de me rappeler les jours de pluies, nos fous rires, nos photos, nos pleurs. La première phrase que tu auras dit en arrivant. Le premier regard. Je veux créer nos souvenirs, les tricoter peu à peu au long de cette semaine. On sera les seuls sur Terre, on sera les seuls à vivre. On n'aimera que nous, et la vie qui avance, et le bonheur immense. Il n'y aura plus rien qui puisse nous atteindre, pas même son sourire, pas même leurs baisers.
On ne regardera pas les informations, la télévision. Puisque, le monde ne tournera pas de toute façon, personne ne se fera tuer, violer, saccager. On sera les héros, on sera les plus beaux. Heureux et presque insaisissables. On s'enfuira pour fuir le temps, on prendra des trains, profitera de l'instant. Et on sera libres. Libre d'aimer, de vivre, de tourner sur nous même, de ne pas évoluer. De ne pas changer, de stagner. De rester les mêmes, car il n'y aura personne ici pour juger.
Je veux du fanatisme, je veux de l'euphorie. Je veux du bonheur pour croquer dedans, et de l'amour mais pas seulement. Aussi du soleil, aussi des calins, voir tes yeux et comprendre pourquoi on les adule, entendre le son de ta voix, me voir en toi, compter tes grains de beautés. Mais le plus au monde, je te veux toi, pour te devorer, pour te montrer mon monde, ma vie, mes rêves.
Nous suspendre dans le temps, demeurer. Qu'il nous passe dessus, on est là pour rêver.
Je veux pas seulement aimer, je veux aduler, adorer, m'enivrer. Que ton parfum m'effleure, sentir ton rire qui m'éclabousse, me noyer dedans. Confondre les saisons. Perdre la raison. Devenir un sentiment.
Je voudrai que l'heure s'arrête sur ton sourire et tes valises pleins les bras. Je voudrai t'avoir pour moi, ne pas devoir te quitter. Je voudrai savoir profiter, et ne jamais me lasser. Je veux graver les souvenirs dans mon esprit. Je veux être demain 14h17, pour la vie.


Autobiographique.

# Posté le dimanche 16 août 2009 13:47

"Allons y! Allons nous gaver d'amour à en crever!""

 "Allons y! Allons nous gaver d'amour à en crever!""
Je suis une sauvage. Ça pourrait en effrayer plus d'un, mais ça ne fait peur à personne. Est ce que j'ai l'air faible derrière mon sourire? Est ce que ça se voit que je pleure dans le noir? Je mords dans le temps, je déchiquète toutes les secondes qui passent, pour qu'elles soient habitées par ma présence. Je mets une ombre sur leur passage entre les minutes. Je vais vite, je suis impatiente. J'aime que tout aille vite. Alors je prend des trains. Pour voyager, pour m'enfuir. Toujours seule. C'est le seul moyen pour moi, de m'abandonner, me libérer du temps qui m'enlace, et me traine vers la mauvaise voie.
Encore un nouveau départ. Un nouveau train qui part. Je m'enivre de la brise qui m'effleure. Je m'imprègne une dernière fois de ce parfum. Et je cours. Cours vers l'avenir, vers les pas qu'on fait, plus grand et déformés, juste pour avancer. Vite, très vite. Pour ne plus avoir peur. J'en ai mal au c½ur, d'aller si vite. Alors parfois, je reviens sur mes pas. J'accepte que le temps me passe dessus. J'accepte de me ressasser les souvenirs lointains, qui font mal, qui font couler des larmes, qui perce le c½ur. Puis un jour, je me suis retrouvée dans ses bras, et j'étais bien. Tellement bien. Tellement mieux. Je souriais quand il riait. Je riais quand il me regardait. Je me suis même pas demandé, pourquoi moi? Le destin avait choisi. Nous avait choisi.
Les départs me donnaient de l'espoir. Parfois, je faisais semblant de partir, pour voir l'effet que ça faisait de revenir, de se sentir aimée. De se sentir vivante. Mais sur le quai, jamais personne ne m'attendais. Éternelle solitude. Je vis de ça. Je n'ai personne. En fait, je fuis l'humanité, les contacts, les regards figés. J'ai peur qu'ils me découvrent, qu'ils me cernent. Qu'ils prouvent que j'ai mal au fond. Qu'ils veuillent m'aider. J'ai peur qu'ils s'enfuient eux aussi, parce que je leur fait peur, avec toute cette détresse en moi. Pourtant, lui a été là. Pour m'aider à remonter la pente, pour me rattraper quand je suis tombé d'amour pour lui. Pour penser à moi. Maintenant, je veux effacer les souvenirs que je n'ai pas réussie à chasser de mon esprit. Même avec les voyages, les départs, et les heures qui s'acharnent à passer. Je nettoie tout. Les épreuves, les drames. Mais aussi la table de nuit, les assiettes et la télévision. J'ai trop peur que les souvenirs se pointent et viennent s'agripper à tout ce qui fait que je suis en vie. J'ai encore envie de fuir, déguerpir, partir, tout quitter. Abandonner. Mais il est toujours là, pour me rattraper, sa main autour de mon bras, qui me serre, me serre et me promets, qu'elle ne me quittera jamais. J'aime ça. J'apprends à vivre aujourd'hui, sans me préoccuper de l'heure, du temps, de l'avenir. Juste de l'instant. Et j'existe, je suis vivante. Je le vois dans ses yeux. C'est ce qui fait battre mon c½ur.

Inspiré par sofresh-soangel.

# Posté le vendredi 07 août 2009 11:14

Modifié le vendredi 07 août 2009 12:47