"Il est encore temps de reculer, vite, parce qu'après, il sera trop tard et moi, je vais t'aimer très fort, et tu ne me connais pas, je deviens très pénible dans ces cas-là... "

"Il est encore temps de reculer, vite, parce qu'après, il sera trop tard et moi, je vais t'aimer très fort, et tu ne me connais pas, je deviens très pénible dans ces cas-là... "
Elle n'y a pas cru. Elle n'y a pas cru quand il lui a dit qu'elle était belle, qu'il voulait l'avoir pour elle, la manger, lui grignoter les lèvres. Elle trouvait ça trop beau, trop bon, trop facile. Finalement, ce matin là, un peu tremblante, un peu perdue, elle y est allée. Allée à la rencontre du jeune fou. Voir ce qu'il allait faire. Perdre les mots. Qui as connu ça? Cet élan qui vous oblige à ne pas quitter sa bouche, son regard. L'envie d'arrêter le temps.
C'est un peu compliqué au départ, de vivre la tête enfouie dans les nuages, la bouche pleine de baisers, la mémoire embrumée. Et puis on s'habitue, très vite oui. On ne parle plus pour ne plus en parler. On ne dors plus pour ne plus y rêver. On oublie demain, on attrape l'instant. On le revit, sans cesse, sans coupure.
On tombe amoureux de l'amour. Et tout va vite, on s'emmêle les jambes, les pensées, les langues. On court après le temps qui nous a perdu. On court, après tout, vivre n'attend pas. On devient fou. On ne se lasse jamais, pas encore c'est trop tôt. Demain aussi, dans cent ans aussi. Jamais. On prend des photos pour imortaliser, on assemble des mots, on crie des je t'aime. On hurle! Et ça repars, plus de passion, plus de désir encore. Fourré dans notre petit c½ur. Mon petit coeur immense, qui s'agite sous mon torse, qui berse mes entrailles. Qui voltige au milieu des vagues, vagues passions. Passions vagues. Ca ne se décrit pas l'amour, ça se vit c'est tout. Ca se decouvre et ça nous noue. Le ventre puis les mains. J'en suis folle. Je le deviens.

# Posté le lundi 05 octobre 2009 12:34

Il y a tes yeux qui me tuent quand tu me dis que c'est fini.

Il y a tes yeux qui me tuent quand tu me dis que c'est fini.
Lucie, pourquoi on tombe forcément amoureuse d'une personne odieuse?

"Voilà, t'es parti et j'ai pas eu le courage de te retenir. Peut être la peur, peut être l'ego. Je ne sais pas vraiment. Nos mains se sont dénouées, nos ombres démêlées, nos rires enfin... Ce sont perdus. Disparus à travers les souffles du vent. Et là, il n'y a plus rien. Plus rien qui va, plus personne à qui sourire. Tu vois, tout se brise, tout s'efface. Au fond, qui l'aurait cru ? Maintenant, je n'ai plus qu'à cracher ce qu'il me reste de toi, puisqu'il n'y a plus de but, plus d'éternel. Je veux m'éteindre, disparaitre, me noyer dans mes larmes.Je suis cassé, toute cassée depuis que ton regard a quitté le mien pour une autre petit âme à remplir de tes baisers. A envahir d'amour. Même les histoires sans fins ont une fin, des histoires improbables, peut être un peu folles mais pleines d'espoir. Et quand on les écourte finalement, qu'on arrive au bout ; il n'y a plus rien, on a perdu son c½ur, son ombre, son âme. Même si on a pas eu le temps d'aimer jusqu'à la folie, seulement beaucoup. C'était déjà trop, et ça fait mal, c'est tout."

# Posté le samedi 26 septembre 2009 13:03

Modifié le mercredi 30 septembre 2009 13:06

"L'amour d'une femme fait plus de ravages que la tyrannie d'un homme. Il le sait. Il ne reste pas longtemps. Personne n'a jamais pénétré dans son coeur."

"L'amour d'une femme fait plus de ravages que la tyrannie d'un homme. Il le sait. Il ne reste pas longtemps. Personne n'a jamais pénétré dans son coeur."
J'ai pas envie. Je suis plus forte du tout. J'avance plus, j'en peux plus. J'arrête pas de tomber. Trébucher. Je m'y prend mal? Pour être aimée. Pour être haïe. Pour être désirée? On m'a pas appris. Alors j'attends. Que quelqu'un vienne, courageux, galant, pour me guider. M'empêcher de glisser. M'aider à avancer. Je titube. Sans cesse, je titube et j'ai peur. J'ai peur de moi, mon reflet dans la glace, qui m'appelle, me signale. Entrouvre les lèvres, fait glisser les mots. Hurle. Que ce que tu vois là, c'est pas beau, c'est pas bien, c'est pas ça.
Il m'a dit d'éviter de souffrir, le dernier. Enfin personne finalement il ne s'est rien passé. Il m'a dit de ne pas foncer. De rester là, me laisser marcher dessus. Parce que ça fait moins mal que de se lancer. On va s'aimer très fort sinon, quelques saisons. Puis se quitter. Couper les liens qui nous nouaient le coeur. Couper les ponts. Tout couper. L'amour, c'est pas beau, ça donne envie de vomir, même envie de pleurer. Pourquoi on en veut? Pourquoi on le donne? Pour oublier qu'on a pas de but, à part s'épanouir nos deux corps emmêlés, à deux on est plus fort. A deux ce sera mieux, avec de l'amour aussi. Je doute. Comme à chaque fois, mais là ça me ronge, ça me blesse, m'entaille. Putain... Je lâche tout. J'en finis. Je dois oublier, tout, tout, tout. Retrouver l'entrain, l'animosité. Sourire. Rêver. A nouveau.
Je suis bonne à rien. Je fais quoi dans ces cas là. A qui me plaindre? J'en peux plus, de leur bonjours, de leur bonheur, de leur amour. Je suis caché, derrière l'ombre qui rie. Derrière, des larmes qui pleurent. Derrière, un coeur qui se meurt. Vous voyez, tout ça ne rime à rien, ça ne rime pas, c'est mal dit, mal écrit, il n'y a pas de mots. Il n'y a pas de raisons. Il n'y a rien. Et ça se finira encore, avec un point. Et on se dira encore. Où nous mène t-elle cette fois? De qui parle t-elle? C'est sa vie ça? Je la plains. Il n'y a pas de raisons. Pas de quoi.
C'est juste la fin d'un chapitre, une page qu'on tourne, plus vite que prévu. Et je suis restée, un petit peu encore, derrière, de l'autre côté. Entre les mots et les maux. De ce dernier. De ce reflet. Avec son sourire au creux de mes mains. Avec sa lumière qui me montre le chemin. Pourtant, j'essaie. Je vous jure que j'essaie. D'y croire, d'y songer, de sembler heureuse, d'être sublime, pleine d'orgueil et de clichés. Mais j'entends vos rires qui bourdonnent derrière moi, et tout s'éteint. Je prends conscience. Que même quand on se heurte pour voir ce qu'il y a de l'autre côté du mur. Même quand on éponge l'eau de ses yeux. Il y a toujours du sarcasme, de l'indifférence ou simplement de la haine. Cette haine incontrôlable qui nous fait tenir debout. Qu'on doit cracher pour être libre, y arriver. Je ne veux pas atteindre ce mur s'ils sont derrière. Avec leurs vipères pointer sur mon regard. De naïve. D'éternelle naïve. Mieux vaut douter encore.
Et puis, merde que ça se termine. La tragédie. Je suis même plus bonne à jouer. Alors je me perds, je me perds tellement j'aime ça. Je ne sais même plus. Oui, aujourd'hui, vraiment. Je suis un peu trop faible pour vivre, espérer respirer. Espérer sourire, voir même rêver. Toucher le bonheur. Mordre dans son coeur. Affronter mes peurs... Et si demain, rien ne change?

"Stoïque et interdite, je fermerai. Mes yeux, ma bouche et les écouterai. Ainsi va le temps, il nous perds dans nous même, ce qui nous a toujours semblé commun, humain. N'est en fait qu'une enveloppe triste, trop pleines de regrets.
Depêche toi d'avancer, il ne reste pas longtemps."

# Posté le mercredi 23 septembre 2009 11:03

Modifié le mercredi 23 septembre 2009 13:17

Conversation téléphonique entre femme remplie de larmes et homme vidé de compassion. Le malaise.

  Conversation téléphonique entre femme remplie de larmes et homme vidé de compassion. Le malaise.
-Je sais, ce n'est pas le bon moment. Ce n'est jamais le bon moment mais... Je voulais juste entendre ta voix. Tu vas bien?
-Oui.
-Tant mieux. Elle sourit. Moi ça ne va pas, mais moi ce n'est pas ton affaire, plus maintenant. Je comprends. Je ne sais pas pourquoi ça ne va pas, mais j'avais besoin de parler à quelqu'un alors au hasard ou peut être pas j'ai composé ton numéro du bout des doigts, du bout du coeur. Tu sais, ce numéro qu'on donne en cas d'urgence. Comme à l'école, lorsqu'on titubait des pensées à force de chercher la bonne personne. Celle qui est sûr de pouvoir nous sauver, en cas d'urgence. On l'écrit, la main tremblante sur le papier. Et si? On cherche toujours la bonne personne. N'importe quand, n'importe qui, un jour a cherché la bonne personne. Et comme nous sommes perfectionnistes, on a du mal. J'ai eu du mal à te choisir, parmi tous. Aujourd'hui comme hier. Dans la détresse et vers le bonheur. Tu vois? Tu as été la bonne personne un jour, je l'ai su, je l'ai deviné. Parce que nos sourires étaient parallèles, et nos idées semblables. Parce qu'il n'y avait aucun parce que, pas d'explications. C'était comme ça. Comme ça, voilà. Je sais que tu ne m'écoute plus, tu ne m'entends plus de là bas. Mais j'ai besoin de parler à l'âme qui m'a volé mon ombre, mon alter ego, les litres d'amour dans mes veines. Putain d'amour, à parcourir l'échine, chaque jour à nous bruler, nous faire sombrer, nous pourrir. Et pourtant, on semblait beaux, même blessés. Il pleut. Il pleut ce soir, et même si il fait sombre voir noir, il pleut et je le vois. Je vois le ciel tomber sur mon toit, peu à peu. A petit feu. Il n'y a plus de toi. De toi, je veux dire Alban quoi. La pluie efface tous les souvenirs, comme les larmes quand elles sèchent. Tout s'évapore. J'ai une cicatrice aussi grande que le coeur, et de l'amour à donner. Tu en veux? Écoute moi, tu en veux? Je sais, que toi aussi tu as souffert de la passion glissé sous ta peau, tu t'es lassé de la mienne. Mon rire t'écorchais les sens mais.... Une fois que tous les souvenirs auront disparus sous la pluie et sous les larmes. On recommencera dit? S'il te plait, on recommencera? Chut ne dit rien, tais toi. Je sais. Oui, je sais. Tu es trop grand, trop vieux, trop sage. Je suis déjantée et... J'ai eu trop mal pour repartir. Non, mon coeur ne peut plus repartir maintenant, il est tout mou, oui, tout pourri. Mais je n'ai pas complètement fini, de tomber. Tomber amoureux ou tomber pour tout perdre. Je n'ai pas fini. De t'appeler la voix tremblante pour te supplier de me reprendre, comme un chien qui aboi. Un animal. Je ne suis plus qu'un animal qui t'attend derrière la porte. Je n'ai plus d'air. Je ne sais plus où aller. Je suis perdue Alban. J'ai pris la fuite, pour essayer de te perdre. C'était un jeu. Mais j'ai perdu. Je pleure, comme le ciel et toute l'eau qui coule n'importe où. J'ai peur. Cherche moi, un petit peu. Je suis parsemée, tout à l'intérieur de toi. Les miettes de moi. S'il te plait, je t'en supplie Alban! Alban allez, dis quelque chose, dis que tu me veux encore, tu veux mes lèvres, mes cheveux, ma main sur ton torse, mon parfum, mes pensées fuguasses, encore, tout autour de toi, en toi. Dis le! Hurle le! Ça ne peut pas se finir, pas pour de bon. Il y a des chemins qui ne sont pas fait pour se rompre. C'est le cas pour nous. Indissociables. Ils le disaient tu les entends encore? Dis... Alban... Tu m'entends encore, moi, te dire, te souffler dans la nuque que je t'aime, à jamais, pour toujours, pour l'éternité. Tu m'entends?Ce n'est jamais trop tard, il faut juste le vouloir. Parle, dis moi si tu le veux! Je cherche encore pourquoi pendant que les mots se détachent de ma langue, et il n'y a rien tu vois. Plus rien! Plus rien pour excuser les larmes et plus rien pour percer le coeur. Il faut recommencer. La passion tout ça, recommencer. Tu le veux Alban? Elle entend son souffle, moins un rire qu'un soupir. Elle se dit que c'est fini. Il n'y a pas de suite.C'est fini si il ne dit rien, c'est fini? Elle ne sait pas vraiment. Elle attend, interdite, derrière son téléphone. Qu'il lui crache qu'il l'aime encore. Même si ça ne vient pas, elle reste là, songeant, entre deux bips stridents maintenant, songeant à demain avec lui.

# Posté le dimanche 13 septembre 2009 12:26

Modifié le dimanche 13 septembre 2009 12:44

Une vision absurde, peut être pas tant que ça, de demain.

Une vision absurde, peut être pas tant que ça, de demain.
Regarde ma fille, voici demain qui nous emporte, nous entraine dans sa ronde, ne te retourne pas. Tout se joue ici maintenant. La tolérance, l'amour de son prochain, c'est fini, pour de bon, voilà. La violence a envahi nos vies. Tu as les yeux qui coulent car le soir dernier tu n'es pas rentrée entière, un bout de ta dignité, de ta virginité est resté sur son corps à lui. Il t'a trainé dans les ténêbres, tu as eu beau crier, ici il n'y a personne. Tu as les yeux qui coulent car papa, ton cher papa, a été retrouvé mort, le crâne en sang sur le bitume. Tu as le nez plein, tu as mal au c½ur. Envahie par la haine, la rage à ton tour. Personne ne le retrouvera, celui qui a empoigné son c½ur des deux mains, et l'a rendu à Dieu. Tu ne connais plus les glaciers et la neige, tu n'as jamais connu ni bonheur, ni respect. Qu'un environnement gris, vulgaire, acide. Enfumé. Tu as les yeux qui coulent car la maladie te passe dessus, après ton entourage, on a jamais su pourquoi, mais tu en finiras d'avec ce monde, un jour à l'aube à cause de ça. Le monde est une interrogation, tu envies le passé, dénonces ceux qui ont voulu ça. Ça le monde qui s'émiette au fil des meurtres et vols non condamnés. J'ai entendu plus jeune, qu'on allait arrangé. Tous les jours la même voix qui parlait de la violence, mais encore de procès. Aujourd'hui on ne peut plus rien contre l'ampleur de ces conflits. Qu'est ce qu'il ont fait eux? En costard, pendant que la Terre s'effondrait? Dis moi maman, où ils étaient? Je ne sais pas, je ne sais plus. Où il étaient maman... dis moi seulement ce qu'ils ont fait? Pourquoi se cachent ils désormais? N'ont t-ils pas agis? N'étaient t-ils pas là pour ça? Tais toi chérie, tu manques d'air, tu suffoques, tu perd tes mots dans cette fumée. Le monde n'est plus que chaos. C'était quoi déjà, l'amour? Tu as connu ça toi? A profité du début, de la vie dès le tout début? Tu t'es plains? Avais tu des raisons? Est ce comparable? Je te vois, ton image floue dans le passé, pleine de lumière, pleine d'espoir. Tu ne ris pas pourtant, tu n'aimes pas, tu as peur de vivre pleinement. Peur d'y croire, peur d'avancer. Tu a peur de vivre tes rêves, et ça me donnes envie de mourir. On aurait peut être pu changer les choses, si tu avais agi, si tu y avais cru. C'est trop tard maintenant, le monde nous rend nos fautes. Regarde ce qu'il a fait. J'ai encore mal au coeur maman, je revois son image. J'ai envie de m'enfuir, loin de ça.

# Posté le samedi 05 septembre 2009 16:01